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mercredi 29 décembre 2010

Mission G2 PRO : Etudes Géotechniques De Projet

Depuis le changement de la norme en novembre 2013, la mission G2 a été renommée G2 PRO

La mission géotechnique de type G2PRO se situe en phase projet. Elle étudie dans le détail des points sensibles du site, identifiés en phase G2 AVP et réduit les risques principaux en dimensionnant des solutions adaptées. Ce type d’étude est précis et il doit s’appuyer sur des plans de phase projet. La mission G2PRO traite des points particuliers tels que des soutènements (enrochements, parois berlinoises, parois moulées,…), des fondations spéciales (colonnes ballastées, pieux, radiers,…) ou toute question géotechnique nécessitant une attention spéciale (tassement de semelles superficielles,…). 

Lors de ce type de mission, le géotechnicien peut demander un complément d’investigation afin d’augmenter la précision de son étude, par exemple en calant au mieux des caractéristiques mécaniques, des profondeurs d’horizons ou des niveaux d’eau. L’utilité pour le maître d’ouvrage ?


Paroi Berlinoise (photo personnelle)
Lui donner une idée précise des coûts à engager et des solutions les plus adaptées et les moins onéreuses à retenir en phase exécution. Ainsi, l’équipe de maitrise d’ouvrage n’avance pas vers l’inconnu et ne se laisse pas guider par des entreprises qui ont pour but de vendre et non faire réaliser des économies au client... Cette mission permet de lancer une consultation des entreprises sur la base du rapport fourni.

Une mission de type G2PRO intègre bien souvent une importante partie de calcul et modélisation permettant de dimensionner des ouvrages géotechniques par rapport à la stabilité des terrains, aux déformations, aux tassements,… De nombreux outils sont à la disposition du géotechnicien afin d’effectuer ceci comme par exemple Talren, Géomur, Plaxis 3D, Rido, Krea, Foxta. Malgré le coté pratique et fiable de ces logiciels, il est important que l’opérateur soit aussi un bon géologue et qu’il garde à l’esprit que la nature ne se modélise pas parfaitement. De plus, les sondages qui peuvent être effectués ne sont qu’une infime partie du terrain concerné et avant l’exécution des différents ouvrages ou des terrassements, tout n’est que théorie.

La norme NFP 94-500 prévoit un découpage en deux grandes phases (PROjet et ACT). Par conséquent, la mission de type G2PRO peut donner lieu à une mission partielle ou complète.
On distingue donc :

-           -     Phase Projet (PRO)


« Définir un programme d’investigations géotechniques spécifique, le réaliser ou en assurer le suivi technique, en exploiter les résultats. » [Norme NFP 94-500, Novembre 2013]
Si la mission G12 n’a pas été suffisamment complète où si des problèmes spécifiques ont été identifiés et demandent une focalisation sur quelques points, le géotechnicien peut être amené à demander un complément d’investigations.

« Fournir un dossier de synthèse des hypothèses géotechniques à prendre en compte au stade du projet (valeurs caractéristiques des paramètres géotechniques en particulier), des notes techniques donnant les choix constructifs des ouvrages géotechniques (terrassements, soutènements, pentes et talus, fondations, assises des dallages et voiries, améliorations de sols, dispositions vis-à-vis des nappes et des avoisinants), des notes de calcul de dimensionnement, un avis sur les valeurs seuils et une approche des quantités. » [Norme NFP 94-500, Novembre 2013]
L’essentiel de la mission de type G2 est de fournir au client une méthodologie à retenir concernant l’exécution de l’ouvrage géotechnique. Cela passe donc par une approche, au niveau projet, des techniques appropriées et des matériaux nécessaires. Le géotechnicien fourni des notes de calcul qui ont permis d’obtenir les conclusions présentée. Ces calculs peuvent être effectués manuellement ou par modélisation (TALREN, PLAXIS 3D, RIDO, FOXTA,…).
On donne par exemple dans le cas d’un soutènement de type paroi berlinoise :
-       Les terrassements nécessaires
-       La description des soutènements provisoires
-       Les hypothèses prises en compte sur le sol
-       Les résultats des calculs de dimensionnement

Enfin, la phase projet est conclue par une approche des quantités, délais et coûts d’exécution. Concernant les quantités, une idée relativement précise peut être fournie au maître d’ouvrage, ce qui permet de contrôler et d’orienter les devis des entreprises pour l’exécution. Les prix sont eux estimés en fonction des coûts des chantiers précédents du secteur. Il est plus délicat de définir des durées de chantier.


-       Phase Assistance aux Contrats de Travaux (ACT)


« Établir ou participer à la rédaction des documents techniques nécessaires et suffisants à la consultation des entreprises pour leurs études de réalisation des ouvrages géotechniques (dossier de la phase Projet avec plans, notices techniques, cahier des charges particulières, cadre de bordereau des prix et d’estimatif, planning prévisionnel).). » [Norme NFP 94-500, Novembre 2013]
Dans le cas où le maître d’ouvrage souhaite charger le géotechnicien d’une mission de type G2 complète (PRO + ACT), ce dernier peut être amené à établir un dossier de consultation des entreprises (DCE). Ce dossier traite d’ouvrages géotechniques spécifiques, relatifs à la mission G2 qui doivent faire appel pour leur mise en œuvre, à des entreprises spécialisées.
Le rapport de type G2 sert de base aux documents de consultation. On y ajoute aussi, principalement, le CCTP, le DPGF, et tous les plans et les études nécessaires à une réponse précise des entreprises.
Dans un Cahier des Clauses Techniques et Particulières (CCTP), il est précisé les matériaux et les composants des ouvrages, ainsi que l’exécution des travaux. Dans le CCTP complet, on peut notamment retrouver des prescriptions concernant l’hygiène et la sécurité du chantier, la gestion des déchets, la présentation du site et d’autres recommandations.
La Décomposition du Prix Global et Forfaitaire (DPGF) reprend les quantitatifs attendus afin de donner un schéma directeur à l’entreprise qui répond à la consultation.

« Assister éventuellement le maître d’ouvrage pour la sélection des entreprises, analyser les offres techniques, participer à la finalisation des pièces techniques des contrats de travaux.» [Norme NFP 94-500, Novembre 2013]
Enfin, la norme prévoit un accompagnement du maître d’ouvrage sur les retours de consultation. Cette phase de la mission géotechnique de type G2 est souvent très succincte et s’effectue en général lors d’une réunion avec la maîtrise d’ouvrage. L’ingénieur géotechnicien présente le retour de consultation des entreprises et donne un avis en fonction des techniques retenues, des offres de prix, de sa connaissance des différentes entreprises. Il joue ainsi un rôle de conseil, apportant son expertise afin de permettre au client de retenir l’offre la mieux-disante.

Il me semble important de rappeler que lors d’une telle mission, le géotechnicien travaille pour le compte du maître d’ouvrage et que son rôle est d’assurer, techniquement et économiquement, les intérêts de son client.

3 commentaires:

  1. la mission G2 peut-elle exempter la maitrise d'ouvrage d'une mission G4 en phase chantier

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  2. En aucun cas la mission G2 ne remplace une mission G4. La mission G4 permet de contrôler les solutions retenues par l'entreprise, ainsi que de suivre leur bonne mise en oeuvre. Il s'agit d'une supervision des calculs et de l'exécution pour le compte du maître d'ouvrage.
    La mission G2 réalise un pré-dimensionnement qui est ensuite repris et adapté par l'entreprise en G3 ; elle ne permet pas de s'assurer de la bonne adéquation entre l'étude et le chantier.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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