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dimanche 17 juin 2012

Mission G4 : Etudes Géotechnique De Supervision D'Exécution

« Elle permet de vérifier la conformité de l’étude et du suivi géotechnique d’exécution, aux objectifs du projet. Elle est normalement à la charge du maître d’ouvrage. » [Norme NFP 94-500, Décembre 2006]

Cette mission est réalisée, en phase exécution, pour le compte du maître d’ouvrage afin de vérifier que les solutions apportées par l’entreprise, et leur mise en œuvre, conviennent à la pérennité de l’ouvrage et à sa bonne utilisation. C’est une mission demandant de nombreuses qualités et connaissances au géotechnicien : d’une part le contrôle des méthodes et des calculs d’exécution définis en phase G3, et d’autre part, une présence sur site pour le contrôle de la mise en œuvre. 

L’ingénieur géotechnicien se doit d’être une personne de terrain. Lors d’une mission de type G4, il représente le maître d’ouvrage sur le chantier et apporte son expertise dans son domaine de compétence.


Contrôle de fond de fouille
Suivi d'exécution - contrôle de fond de fouille

Le géotechnicien participe aux réunions de chantier et procède à des visites du site faisant l’objet d’avis géotechniques. En phase G4, les missions peuvent être variées et aller du simple contrôle de fond de fouille (vérification de l’horizon d’ancrage, validation d’exécution,…), aux suivis d’exécution de parois berlinoises, reprises en sous-œuvre, fondations spéciales, renforcements de sol, terrassements,…
L'entreprise recherche l'optimisation de son ouvrage afin d'en réduire le coût pour augmenter ses bénéfices. Il est malheureusement courant que les équipes sur chantier ne respectent pas les temps de séchage du béton ou le phasage dans le cas de reprises en sous-oeuvre. Par conséquent, les visites du géotechnicien permettent de limiter les erreurs ou prises de risque qui peuvent survenir.

          -     Phase Supervision de l'Etude d'Exécution

« Avis sur l’étude géotechnique d’exécution, sur les adaptations ou optimisations potentielles des ouvrages géotechniques proposées par l’entrepreneur, sur le programme d’auscultation et les valeurs seuils associées. » [Norme NFP 94-500, Décembre 2006]

Une vérification de l'étude d'exécution fournie par l’entreprise est indispensable (vérifications des différents paramètres de sol, des calculs, des normes utilisées,...). Le géotechnicien, de part les problèmes soulevés et les solutions apportées lors de l’étude réalisée en phase G2, analyse le rendu de l’entreprise. Cette aspect de la mission reste d'actualité tout au long du chantier, si des adaptations des ouvrages sont nécessaires.

Certaines hypothèses retenues dans les calculs doivent être vérifiées en début de chantier (essais d'arrachement sur clous,...). Il convient au géotechnicien de donner son avis vis-à-vis de la cohérence des notes de calcul avec le bon fonctionnement de l’ouvrage.

           -     Phase Supervision du Suivi d'Exécution

« Avis, par interventions ponctuelles sur le chantier, sur le contexte géotechnique tel qu’observé par l’entrepreneur, sur le comportement observé de l’ouvrage et des avoisinants concernés et sur l’adaptation ou l’optimisation de l’ouvrage géotechnique proposée par l’entrepreneur. » [Norme NFP 94-500, Décembre 2006]
Afin de visualiser et de contrôler la mise en œuvre et le respect des différentes préconisations, des déplacements sur chantier sont indispensables. Un contrôle de l’entreprise relatif à la mission confiée doit être effectué afin de garantir au maître d’ouvrage, une bonne mise en œuvre.

Par exemple dans le cas de la mise en œuvre d’une paroi berlinoise provisoire, le géotechnicien vérifie :

- la conformité des sols par rapport à ceux retenus dans la note de calcul ;

- la longueur des fers et leur type ;

- la position des tirants, le type de barre métallique et la largeur du taillant ;

- les éventuelles venues d’eau ;

- la largeur et la méthodologie de panneautage.

La présence du géotechnicien tout au long du chantier permet, si besoin, l’adaptation rapide et raisonnable des ouvrages aux problèmes géotechniques.

RSO et parois berlinoises sur 2 niveaux de sous-sol.
Suivi d'exécution - reprises en sous-oeuvre et parois berlinoises


Il est dans l’intérêt du maître d’ouvrage de faire suivre par des personnes spécialisées, la réalisation des ouvrages géotechniques. Cela réduit fortement le risque d’une exécution non conforme des travaux, pouvant s’avérer dangereuse humainement et matériellement. Il est indispensable de confier au géotechnicien un nombre suffisant de visites sur site. Ce dernier donc être capable de savoir expliquer au maître d’ouvrage les raisons de ses besoins. 

En aucun cas, le géotechnicien ne se substitue au maître d’œuvre d’exécution. En effet, pour tous travaux ayant une incidence sur le coût de l'opération, l'entreprise doit en informer le maître d'oeuvre. Si une situation délicate est rencontrée, seul le maître d'oeuvre est autorisé  à arrêter le chantier.



Pour résumé, la mission G4 permet :

- de contrôler l’étude de l’entreprise ; 

- de vérifier la conformité de l'étude aux besoins du chantier ; 

- de veiller à une mise en œuvre correcte par passages réguliers sur site ; 

- d’alerter l’équipe de maîtrise d’œuvre si l’exécution n’est pas satisfaisante ; 


- d’adapter la réalisation des travaux aux éventuels problèmes rencontrés sur site.

4 commentaires:

  1. merci beaucoup pour ce post ,
    i ♥ this blog

    géotechnique

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    Réponses
    1. Merci à vous pour cet agréable commentaire.

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  2. bonjour
    j'aurais aimé savoir quelle valeur juridique avait un avis terrain G4 ?
    Je m'explique : on peut transmettre un avis qui n'est pas suivi pas l'entreprise et mène à un désordre, voire un accident avec perte humaine. dans ce cas-là, qui est responsable en définitive ? ? L'entreprise, le MOE (pour ne pas avoir insisté ou arrêté le chantier), le MOA ?
    merci !
    BC

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  3. Si l'information a été portée à la connaissance de l'entreprise par la maîtrise d'oeuvre qui la elle-même eu de la maîtrise d'ouvrage alors la responsabilité de l'entreprise est entière. Si l'information n'a pas été donnée par la maîtrise d'oeuvre, la responsabilité est partagée (entreprise aurait dû alerter sur le manquement d'un avis dans le cadre d'une G4 et la maîtrise d'oeuvre a l'obligation de communiquer les prescriptions de la G4). Si la maîtrise d'ouvrage ne fait pas réaliser la G4 ou ne transmet pas l'information, je pense que la responsabilité est là encore partagée entre toutes les parties. D'un coté il y a le devoir de conseil et de mise en garde de l'entreprise et de la MOE, d'un autre coté il y a l'obligation de fourniture de la MO.
    Cordialement
    QG

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